Ma génération a grandi dans la précarité, entre stages non rémunérés, contrats courts et absence de perspectives. Avec le collectif Génération Précaire, nous avons enfilé les cagoules blanches pour dénoncer l’injustice faite à la jeunesse, mené des campagnes médiatiques et travaillé sur des propositions de loi, car négliger ses jeunes, c’est condamner l’avenir d’une société.
Cet engagement, je l’ai porté aussi à l’international, comme conseillère en stratégie politique auprès d’Aïchatou Aidara Cissé, vice-présidente de l’Union africaine. J’y ai travaillé sur l’écologie et l’agriculture, l’insertion des femmes et l’insertion de la jeunesse, participé aux sommets de l’UA, créé des réunions transversales entre pays et contribué à une agence de notation interne pour favoriser l’entraide au développement. J’ai également conduit des missions de numérisation pour des coopératives agricoles et de pêche en Côte d’Ivoire, avec la création de plateformes d’achat direct reliant femmes agricultrices, pêcheurs et secteur de la restauration.
Dans le 20ᵉ arrondissement, j’ai poursuivi ce même combat en développant l’insertion par l’activité économique, en créant la régie de quartier de Saint-Blaise, en soutenant des structures de l’ESS dans le cadre de Territoire Zéro Chômeur, en développant de nouvelles formations pour les jeunes, les femmes et les personnes éloignées de l’emploi dans des secteurs porteurs comme le numérique et la restauration, et en lançant un incubateur pour accompagner les porteurs de projets.
De la rue aux institutions, de Paris à l’Afrique de l’Ouest, mon fil conducteur reste le même : redonner aux femmes, aux jeunes et aux personnes marginalisées la possibilité de s’insérer durablement. L’insertion n’est pas un privilège réservé à quelques-uns, c’est un droit fondamental que nous devons garantir à toutes et à tous.
